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Différents sujets du moment

D 14 juin 2017     H 09:00     A Genma     C 7 messages   Flattr cet article Logo Tipee

TAGS : Les réflexions du Genma

Ce billet est dédicacé à "Le bleu" ;)

Ce billet de blog mixera différentes thématiques que je souhaite aborder actuellement, des réflexions personnelles qui, je l’espère susciteront sûrement diverses réactions.

Comme je le disais dernièrement dans mon billet Ce blog a 13 ans, j’ai et je travaille beaucoup pour réussir professionnellement. Surtout depuis que je suis dans un cadre qui correspond à mes attentes et me valorise pour mes compétences. Pour ça, je m’astreins à une rigueur que beaucoup peuvent trouver psychorigide, mais qui est devenu quelque chose de naturel pour moi ; Les billets sur le lifehacking en témoigne. Et en particulier, je commence mes journées avant 9h, 9h00 étant l’heure légale de début de nos journées officiellement.

De la difficulté pour beaucoup d’arriver tôt

Dans les lignes suivantes, je prends en exemple de collaborateurs qui n’ont pas de situation familiale nécessitant une adaptation du temps de travail (comprendre : ils n’ont pas d’enfant). Des personnes assez jeunes, en début de carrière, et qui ont donc tout à gagner si elles progressent personnellement et professionnellement de façon assez rapide. En tout cas, tel est mon avis.

Lorsque j’ai demandé à un des mes collaborateurs d’arriver pour que l’on puisse réellement la journée à 9h, j’ai eu le droit à la réponse "CA fait tôt". De même, quand j’en parle à d’autres, j’ai des retours : "Oui mais ils peuvent arriver tard si ils restent plus tard et que le travail est fait..." Ce que j’ai du mal à faire comprendre c’est que certes, on ne pointe pas, nous avons des journées flexibles même si nous avons des horaires théoriques, mais quand le collaborateur arrive tranquillement, pose ses affaires, prend son petit café, moi c’est depuis 9h que j’ai commencé ma journée et je suis généralement en plein pomodoro... Je suis déjà dans ma lancée et la répartition des tâches pour la journée va nécessité de me couper dans mon élan... Je peux très bien m’arrêter et passer à une tâche de suivi et de délégation pour la journée lors d’un Pomodoro dédié à ça. Mais je ne le souhaite pas.

En une dizaine d’années de travail en région parisienne, j’ai pu vérifié la règle immuable suivante : c’est que plus on habite loin plus on se lève et arrive tôt, car on anticipe les problèmes de transport, en prenant de la marge et si cette marge n’est pas consommé, on arrive en avance. Par contre, plus la personne habite prêt de son lieu de travail et plus elle se lève tard. J’arrive souvent au bureau quand mon stagiaire, qui habite à deux stations de train des locaux de l’entreprise se lève…. Et ceci est un problème pour moi. Il y a au-delà de mon côté psychorigide le fait que nous sommes responsables si il arrive quelque chose à la personne durant ses heures de travail et si elle n’est pas sur son lieu de travail durant les heures indiquées sur son contrat de travail… Nous en avons parlé. Il va faire des efforts. Mais ce n’est pas gagné. Peut être suis je trop exigeant ?

A côté de cela, je sais qu’il y a un autre stagiaire qui est là à l’heure. Et à ma remarque "tu es là tôt", j’ai eu comme réponse "le début de journée c’est 9h donc je suis là à l’heure". Il a gagné des points... Espérons que cela reste comme ça dans la continuité.

Il faut savoir ce que l’on veut

Je suis peut être trop exigeant avec moi-même et donc je le suis également avec les autres. Mais, en plus de ce que j’ai pu évoqué dans mon billet Où sont les passionné.e.s ?, ce manque de volonté pour arriver à l’heure n’est il pas quelque part symptomatique d’un manque d’intérêt, de passion... L’emploi n’est qu’un emploi qui conduit à un salaire à la fin du mois...
Quand on rentre chez soi, on fait totalement autre chose, on se déconnecte. On peut avoir des tas de passions et centre d’intérêt mais si c’est pour regarder des émissions dont j’ai beaucoup de mal à cerner l’intérêt (et qui font régulièrement la polémique de part leurs propos et actions qui sont l’encontre total de mes convictions personnelles...)

Pourquoi en ferait-on plus pour l’entreprise ? "Je fais ce qu’on me demande". Oui, mais justement, on est payé pour faire ce que l’on nous demande. Je pense qu’on ne peut pas demander une reconnaissance si l’on fait "juste" ce que l’on nous demande. Dans le cas où l’on va plus loin, où l’on se dépasse et montre ce dépassement des attentes, je pense que l’on peut alors commencer à râler si la reconnaissance n’est pas là. Je le sais, pour l’avoir vécu.

L’exigence

Comme vous l’aurez compris, je suis exigeant avec moi-même et avec les autres, en particulier les personnes avec lesquelles je travaille. De part mes activités de lifehacking je m’applique des règles encore plus strictes que celles que je préconise aux autres.

Et il y a le fait que je veux que ces personnes avec qui je travaille fasse du mieux qu’elles peuvent et au delà en se surpassant. Et pour cela, je pense que les bases sont d’arriver à l’heure, d’être précis et rigoureux. J’ai et je prends du temps pour transmettre mes méthodologies pour que la personne se les approprie. Fichier de suivi, de todo etc. Le but n’est nullement de surveiller (je n’ai et ne demande aucun droit de regard sur le fichier) mais d’aider la personne à se surpasser. Car je pense que ces personnes sont douées, ont du potentiel mais ne l’exploitent pas. Ou peut être que je me suis trompé et que ces personnes ont justes autres choses à faire, d’autres centres d’intérêt et une vie… Il est difficile de ne pas porter de jugement. Voir à ce sujet mon billet Où sont les passionné.e.s ?, dans lequel je critiquais les ingénieurs en les confrontant aux autodidactes.

Être différent

Je pense que je prends les choses trop à cœur, de façon trop passionnée et cela me rappelle quelqu’un.e de très proche (celleux qui savent savent). Parfois j’arrive à couper les interrupteurs ou à refermer les portes dans mon palais mental et du coup j’occulte certaines préoccupations. J’ai cette chance.

À coté, il y a des choses pour lesquelles je suis tout le contraire d’exigeants. Ma façon de m’habiller, plus une nécessité qu’autre chose (quoique ça change un peu vu que je peux désormais mettre des t-shirt geek pour aller au travail) ; mon physique et mon léger sur poids. Pas le temps ni l’envie ou la motivation de faire du sport et des efforts. Seul mon esprit compte. Voir à ce sujet le billet sut le Meatspace.

Vieillir

Je me rends compte de mon âge. C’est la période des stages et je côtoie beaucoup de stagiaires du coup, en plus du mien. Beaucoup de stagiaires, cela pourrait sembler être "de la main d’œuvre pas chère et corvéable", alors que c’est plus "donner de l’expérience à des étudiants en vue de les préparer à la vie active, faire une passation de connaissance, via des projets intéressants et détecter les profils qui sortent de la norme". Ces stagiaires sont donc des personnes qui ont une vingtaine d’années, sont étudiant.e.s dans différents domaines, sont de différentes origines ethniques (Maroc, Algérie, Vietnam, Russie, France…). Une très bonne chose pour les échanges culturelles et l’ouverture aux autres.

Étant, je pense, une personne assez bien ancrée dans l’entreprise, je prends le temps de parler avec chacune de ces personnes le midi pour faciliter leurs intégrations dans l’entreprise et j’ai donc pu sympathiser rapidement avec certaines d’entre elles (ces personnes).

Et c’est la que je me rend compte de mon âge et de la différence d’âge. Les bébés a qui j’ai donné le biberon pour aider ma maman quand elle était assistante maternelle sont bien plus âgé.e.s que ces "jeunes" la. J’ai un écart d’âge avec eux (plus de 15 ans) comparable au nombre d’années que j’ai passé avec Ryooki... Toutes mes références musicales issues de mon adolescence sont d’une époque où illes n’étaient pas encore né.e.s. Il y a 20 ans je passais le baccalauréat... Eux n’étaient pas encore en maternelle... Bref. Ça donne un coup de vieux ;) Mon côté geek, très jeune et adolescent facilite toutefois la communication et je passe de bons moments avec eux.

Revers de la médaille, mon expérience, ma maturité, je la constate pleinement dans le cadre de l’encadrement. Je suis rapide, efficace, je vais à l’essentiel. Je sais ce que je veux et parfois je passe plus de temps à expliquer mes attentes et mes exigences que si je faisais la tâche moi même. Mais la personne est la pour apprendre… On rejoint les réflexions du début du billet.
Il y a un certain nombres de choses que j’ai évoqué dans mon billet je suis chef d’équipe tu nous rejoins, je vous renvoie vers celui-ci pour ma propre analyse. La seule chose que j’ajouterai c’est que le côté paternaliste se confirme. Paternaliste mais avec bienveillance. Celleux qui me connaissent le savent bien, j’espère.

Conclusion

Un billet un peu long et un peu fourre-tout, mais c’est aussi ce que certain.e.s d’entre vous viennent chercher ici, non ? ;)

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7 Messages

  • C’est un problème que j’ai pu rencontrer il y a 15 ans, en venant de Melun avec un collègue nous arrivions souvent avant 8 heures. La problématique c’est que la majorité de nos collègues parisiens arrivaient après 9 heures. Alors effectivement même si on ne compte pas les heures, ça fait drôle de partir plus tôt que les autres. Dans le domaine, tant que le travail est fait, pas de problème mais ça pose des soucis de décalage dans l’équipe.


  • ah ah ah ....je suis tordu de rire. "9h ça fait tôt" ! C’est là que tu vois qu’il y a plusieurs mondes du travail. Exemple, coté achat, j’ai connu ce genre de commentaire avec le même qui disait "je reste tard"....sauf que quand toi tu restes tard, tu les vois partir pas si tard que ça... mais après leur chef.
    En commençant à 7h20 (mais en finissant tôt aussi), je fais aussi un choix... et j’habite près. Le choix c’est aussi de l’efficacité, de pouvoir préparer au calme ma journée, de profiter de cela pour trier les mails (voir ton sujet et le mien....). Mais pour moi, s’ajoute la difficulté d’avoir des interlocuteurs en horaires d’équipe et d’autres en horaire normal. On rencontre peu cela dans l’IT.


  • Bonjour Genma,
    je suis ton blog depuis quelques mois et j’avoue apprécier te lire regulièrement.
    Etant manager depuis quelques années j’ai déjà eu ce type de réflexion et je voudrais partager avec toi mes propres observations (qui n’engagent que moi).
    Tout d’abord j’ai pu constater que ce phénomène n’a pas de monopole, j’ai vu toutes les tranches d’âge arriver à toutes les heures. Je partage avec toi cette "valeur" d’arriver "à l’heure" au travail, par contre les personnes qui arrivent trop tôt ou trop tard me heurtent tout autant. Ma première réaction à été de me dire qu’entre ceux qui arrivent tard et ceux qui partent tôt je ne voyais pas comment nous allions pouvoir faire collaborer tout ce petit monde.
    Après quelques échecs et la consultation de quelques sites sur la gestion du temps, le life hacking et la psychologie, j’ai fini par me rendre compte que nous avions tous notre propre rythme et nos propres manières de travailler. J’ai aussi été dans l’impossibilité d’imposer une seule manière de travailler.
    Ce qui est heureux à voir c’est que finalement le travail se fait et même souvent le resultat prend une forme plus intéressante que ce qu’on aurais obtenu par notre propre méthode.
    Je pense que ta démarche est bonne, en tant que boss tu montre l’exemple, tu conseilles tes collaborateurs, tu leur donne des outils, beaucoup de gens aimeraient que leur manager fassent le quart de ce que tu fais pour eux. Le petit détail qui tue, et je ne l’ai pas expérimenté, c’est que tu prends peut être les choses dans le mauvais sens.
    Je m’explique, j’ai vu une video TedX dernièrement qui parlais des "cercles d’Or" où Simon Sinek, le présentateur, nous explique comment les grands leaders nous inspirent. En fait il y aurais trois étapes :
    * Pourquoi ?
    * Comment ?
    * Quoi ?
    En gros peut être devrais tu commencer par les faire adhérer à une philosophie, ce que j’apelle donner du sens, avant de leur parler time shifting et outils.
    Derniere réflexion, le paternalisme ça me connais, malheureusement tu ne peux pas avoir d’ambition à la place de tes collaborateurs, aussi talentueux soient-ils, si tu ne lache pas prise tu vas au devant de quelques nuits blanches et autant de déceptions.

    Merci pour ces billets qui alimentent mes propres réflexions.


  • Bonjour,

    Vos réflexions sont pleines de bons sens et reflètent votre implication sans compromis à exercer dans un secteur qui vous passionne, qui est le moteur de votre dépassement personnel.
    Le constat que vous posez sur les collègues et stagiaires est des plus classiques dans les boîtes privées où règne un peu le "qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse", c’est-à-dire que tant que le boulot est fait on se moque de savoir à quelle la personne arrive et part.
    Ayant été stagiaire dans une boîte de comm’ parisienne l’année dernière, j’ai vécu ce que vous avez détaillé. J’habitais à 1h environ de mon lieu de stage et j’arrivais à peu près aux horaires convenus.
    Mais dans mon cas je ne faisais pas la carpette et j’étais peut-être levé bien avant la plupart de mes collègues et responsables, pour la simple et bonne et raison que je faisais ma séance de sport chaque matin avant de m’y rendre. Du coup, il m’arrivait d’être en retard quand la RATP estimait que la chaleur justifiait que les métros et RER soient à l’arrêt dans les deux sens.

    En dépit de tout cela, le stagiaire qui ne s’implique pas ou peu sait, au fond, pourquoi il agit ainsi.
    On peut lui promettre un stage qui va lui donner de l’expérience, le faire avancer dans ses projets etc.
    La réalité est parfois un petit peu différente selon les entreprises, certaines (du coup comme la vôtre) embauchent des petites mains pour pas chères par wagon pour faire le "sale boulot" (ce ne semble pas être le cas chez vous).
    Le stagiaire ne comptant pas sur le maigre pécule défiscalisé assorti de tickets restau déduits de cette "gratification", il peut penser pouvoir se faire un réseau au sein de l’entreprise.
    Ceci n’étant qu’envisageable dans la mesure où les employés sont ouverts à partager leur quotidien et que celui-ci soit suffisamment intéressant pour en débattre. Là encore, c’est loin d’être toujours possible et le cas.

    Un stage n’est que bien souvent un passage obligé, temporaire de toute façon et dans l’absolu.
    Ma mauvaise expérience dans la boîte de comm’ où j’étais oriente forcément mes propos.
    J’en étais arrivé à quitter l’entreprise en plein milieu de stage aussi.
    J’en ai retrouvé une autre, dans un autre domaine (SIG sous qGIS) mais dans le second cas, et bien que ce soit très bien passé, je n’y ai strictement rien appris, ma mission ayant consisté à réaliser une cartographie informative en 2 mois, ni plus ni moins.


  • Quand on manage quelqu’un on tire le meilleur d’une personne en lui laissant exprimer ça personnalité. S’il y a des horaires de présence obligatoire, il faut être intransigeant. Sinon, certaine personne sont du matin, d’autre du soir.
    Vouloir "contraindre/conseiller/guider" (quand le chef demande c’est un ordre rien d’autre) les autres à ça méthode de travail parce quel fonctionne pour soit. C’est leur refuser leur particularité. Refuser leur individualité.
    Les règles sont ce quel sont. Il faut rappeler les obligations mais il ne faut pas en rajouter plus. Les contraintes sont rarement apprécié. Les techniques de life hacking comme le pomodoro pour amélioré la productivité sont des choses efficaces pour certain et une véritable torture pour d’autre. Je dirais meme y être soumis sans être volontaire serait térrible. Et ne pas oublié le rapport SM que l’on avec ses subalterne collaboarateur. En tant qu’autorité, tous ne sont pas près/capable de refuser nos proposition. Donc demandé avec le sourir ça te plairai si je te goudrone et que je te colle des plumes. Dans la plupart des cas la réponse sera "ouuuui maitre". Avec d’autre un "oui chef" et le gas en tient pas compte. Et pour le dernier cas un coup de boule et une démission dans la foulé.
    Tu détient le "destin" de stagiaire dans tes main. C’est un puissant levier pour les soumettre. Tous gérer par rapport a ton système de valeur exclu les individu qui ne seront pas comme toi.
    Autres point. En tant que chef de projet. tes collaborateurs ne te donnerons jamais leur avis sur toi. En revanche, dans ton dos on te taillera un costard si nécessaire. Si un jour plus personne ne veut bosser avec toi. dis toi bien que tu n’est pas trop efficace et que personne ne te comprend... la triste vérité c’est que tu sera surement le problème.

    Il faut être souple quand on travail en équipe. Et il faut être encore plus souple quand on manage une équipe. Tolérant. Ouvert...


  • Bonjour, comme d’habitude, c’est un billet intéressant, qui m’apprend les bonnes pratiques que je devrai adopter, à la fin de mes études. J’ai cependant relevé quelque petites fautes :
    * En une dizaine d’années de travail en région parisienne, j’ai pu vérifier la règle 
    * plus la personne habite près de son lieu de travail et plus elle se lève tard. 
    * que je veux que ces personnes avec qui je travaille fassent du 
    * choses pour lesquelles je suis tout le contraire d’exigeant
    * Mais la personne est pour apprendre

    P.S. : Loin de moi l’idée d’être un grammar nazi, je pense simplement que cette contribution permet d’améliorer la qualité de l’Internet. ^^


  • Les gens parlent de tolérance, de norme à déconstruire, mais en même temps merci de faire comme moi et venir à 9h au boulot comme tout le monde.

    La meilleure stratégie : toujours partir après le chef. (Je le sais, pour l’avoir vécu.)

    Tout donner pour son taf jusqu’au burn out et ne recevoir aucune reconnaissance. Puis se faire remplacer et permettre à la boite d’avoir un bon turn over pour éviter justement d’avoir des gens qui s’accrochent à leur augmentations, qui restent jusqu’à la retraite, qui coutent cher et qui sont "deprecated". (Je le sais car je l’ai déjà vu)


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Date de mise à jour :

Le 18 octobre 2017