Mr. Robot

, par  Genma , popularité : 1%

Présentation de la série

Elliot Alderson est un jeune informaticien vivant à New York, qui travaille en tant qu’ingénieur en sécurité informatique pour Allsafe Security. Luttant constamment avec un trouble d’anxiété sociale et de dépression, le processus de pensée d’Elliot semble fortement influencé par la paranoïa et l’illusion3. Il se connecte aux gens en les hackant, ce qui le conduit souvent à agir comme un cyber-justicier. Elliot rencontre un mystérieux anarchiste connu sous le nom de « Mr. Robot » qui souhaite le recruter dans son groupe de hackers connu sous le nom de « Fsociety ». Leur objectif est de rétablir l’équilibre de la société en détruisant les infrastructures des plus grosses banques et entreprises du monde, notamment le conglomérat E Corp. (nommé « Evil Corp. » par Elliot), qui est également le plus grand client d’Allsafe Security. Source

La critique du Genma

Avant de débuter le visionnage de la série, j’ai vu beaucoup de messages sur Twitter mentionnant cette série Mr Robot et quand on m’en a parlé, on m’a dit "c’est le genre de série que tu vas apprécier". Ces derniers temps, j’ai enchainé beaucoup de séries que je qualifierai de geek, essentiellement centré autour des comics : Daredevil, Flash, Arrow, IZombie, Marvel Agent of Shield... Et d’autres.
Une série ayant pour thème un hacker, cela m’a interpellé. J’avais quelques doutes car quand on voit le traitement de l’informatique dans les films et séries, avec des interfaces improbables, des commandes qui ne veulent rien dire, une nouvelle série ayant pour thème le hack, cela aurait pu très vite tourner au catastrophique. Eh bien, c’est tout le contraire.

Tout ce qui concerne l’informatique et plus particulièrement les Hacks sont de réalistes/réalisables à plausibles (je n’ai pas le niveau suffisant pour déterminer la limite entre réalité et fiction, d’où le terme de plausible). On n’est à l’opposé de l’image que l’on a de l’informatique classiquement dans les séries et films hollywoodiens. Les conseillers techniques ont bien travaillés. Mr Robot est une série où on entend les termes d’IRC, Tor, un troll Kde vs Gnome, où on a du social enginering, du hack d’Android, du crack de password, une analyse des réseaux sociaux pour connaître la vie des gens, leur présence en ligne et les étudier pour exploiter la moindre faille... Tous les écrans sont "vrais" et correspondent à de vrais logiciels (les outils que l’on trouve dans Kali Linux). Et cette série est, d’un certain côté, un véritable cours sur le hacking dans le sens noble de l’art. Je suis presque tenté de faire des arrêts sur images et des captures d’écrans des différents épisodes (si personne d’autre ne l’a déjà fait) pour étudier en détail les saisies de commandes dans les terminaux. Personnellement, je n’ai jamais vu ça avant. En tout cas pas à ce niveau de détails, de volonté de réalisme. Et cela va jusque dans la présence d’un équivalent des Anonymous et de l’équivalent d’Alphabet (l’entreprise crée au-dessus de Google dernièrement pour regrouper toutes les branches dans lesquelles les créateurs de Google ont rachetés des entreprises ou investis).
Pourtant, je suis mitigé sur cette série. Car à côté de ça, l’ambiance de la série est très particulière. Déjà l’omniprésence de la drogue. Le héros est asocial, névrosé, renfermé sur lui-même, suivi par un psychologue. C’est un anti-héros par excellence. Le côté réaliste de la série a créé chez moi un sentiment de malaise. Cette atmosphère particulière, je ne l’avais, de mémoire, pas rencontré depuis un film comme Requiem for A dream. Ou Orange Mecanique de Kubrick (qui est d’ailleurs
une des sources / influence de la série). Tout cela se retranscrit à l’écran par une image assez froide, un rythme lent, une musique électronique d’ambiance.... Je comprends parfaitement où la série veut en venir en utilisant cette imagerie, cette ambiance, cet univers. Mais cela peut aller jusqu’à créer un sentiment de malaise. Ryo-Oki n’a par exemple pas du tout accroché à la série qu’elle trouve trop glauque et s’est arrêté au deuxième épisode. Personnellement, l’histoire et son fil rouge (que je ne dévoilerai pas ici pour ne pas spoiler), le côté technique/hacking surpasse le malaise que met en moi la série et je continue donc à la regarder, épisode après épisode. Mais je pense que ce point particulier, l’atmosphère, n’est pas à négliger si on souhaite présenter la série à quelqu’un pour ne pas qu’il-le se fourvoie et nous dise ensuite "c’est ça ta super série ?".

En parlant de l’ambiance musicale, il faudrait que je vois en détail l’OST/la bande son. J’ai reconnu par exemple, au moment de l’écriture de ce billet, pour ne citer qu’elle, la musique phare du film Risky Business (Love on real train de Tangerine Dream). Ou encore Some Velvert Morning de Nancy Sinatra. Shazam ou les posts de Reddit sont bien utiles pour avoir le titres et interprètes de ces musiques et chansons qui contribuent grandement à l’ambiance de la série. Là encore, un travail de recherche, de choix a été fait.

En conclusion, Mr Robot est une série assez travaillée : un scénario pas trop mal (même si certaines choses sont du déjà vu, des influences ou hommage - no spoil), une imagerie/photographie mise en scène également travaillé (des couleurs froides, des ambiances et éclairages soigneusement choisis), une bande son sympathique et une présentation à l’écran de l’informatique et du hacking comme on n’en a jamais encore vu. Elle a donc des qualités en terme de réalisation. Par contre elle reste réservé à un spectateur averti (de part son ambiance) et intéressé (tout le monde ne saisira pas les références informatiques et le niveau de détail et le soin pris pour la représentation du hacking à l’écran). Le plus simple reste encore de vous faire votre propre avis en visionnant les 2/3 premiers épisodes et de voir si l’ambiance vous convient ou pas.