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Mais je suis une femme

D 19 juin 2017     H 09:00     A Genma     C 21 messages   Flattr cet article Logo Tipee

Cette fois, c’est à Norore, une amie, que je laisserai la parole pour un long billet qui, je l’espère, sensibilisera mon lectorat à des problématiques qui me sont chères.

Je suis : scientifique, geek, gamer, bricolo, habile, touche-à-tout

Mais je suis une femme... De ce fait, je subis quotidiennement des attaques sur mon genre. Quel que soit le milieu que je fréquente ou l’activité que j’effectue. Souvent de façon inconsciente, du moins je l’espère.

Le milieu professionnel

Le milieu professionnel, quel qu’il soit, peut vite devenir anxiogène pour une femme. Dans mon milieu, les sciences, c’est souvent plus évasif qu’explicite. Les hommes sont plus souvent mis en avant, la plupart des personnes dirigeant des recherches sont des hommes, les postes à haute responsabilité sont également plus facilement assignés à des hommes. Les tâches plus « ingrâtes » sont donc le plus souvent effectuées par des femmes : administration, technique de laboratoire. Bien que l’Institut dans lequel je travaille soit plus varié, il n’en demeure pas moins que certains comportements, certaines réactions, font ressentir cette pression patriarcale.

Les femmes entre elles ne sont pas forcément solidaires non plus. Par expérience, pour l’avoir vu, pour en avoir eu des échos variés, pour l’avoir vécu, et pour l’avoir lu au cours de mes différentes lectures sur les internets, certaines femmes n’hésiteront pas à vous lâcher une fois qu’elles vous auront bien aidé à vous mettre dans l’embarras. Tout simplement pour en ressortir plus grandes, pour se valoriser auprès de leurs pairs. Tout bonnement pour pouvoir un jour briguer un poste « d’homme ».

Mais ceci ne s’arrête pas aux sciences, il est observé dans tous les domaines. Dans les arts, chez les professeurs des écoles, dans les hôpitaux, dans les restaurants...

Regardez dans les formations qui sont proposées : on parle toujours d’écoles d’infirmières ou de sage-femme. Or il y a des hommes infirmiers et des hommes sage-femme. Alors certes, le métier de « sage-femme » a longtemps été exercé par des femmes, mais ce n’est plus le cas depuis 1982, où la profession s’est ouverte aux hommes. Si vous êtes une femme et que vous êtes enceinte, vous pourriez donc très bien être suivie par un homme.

Lorsque vous allez au restaurant, si vous pouvez les voir, regardez les cuisines. Essayez de vous rappeler la dernière fois que vous avez vu une femme avec une toque de chef. Très peu de femmes ont la chance de devenir cheffe, pour la raison fallacieuse qu’elles n’ont pas les épaules pour gérer une brigade.

Difficile donc, lorsque l’on est une femme, de considérer sereinement un avenir professionnel sans faire attention à chacun de ses pas, encore plus que pour les hommes j’imagine.

Quelques références :
- De graves inégalité hommes-femmes dans la recherche mondiale - Passeur de Sciences, 22 Décembre 2013, par Pierre Barthélémy
- Sage-femme, un métier qui attire peu les hommes- CIDJ, Avril 2016, par Valérie François
- Gastronomie : la revanche des femmes chefs - Le Parisien, 6 Novembre 2012, par Rachelle Lemoine

Le milieu geek

Comme indiqué dans le titre, je suis une geek, et j’aime les jeux vidéos même si je n’ai pas tout le temps libre que je souhaite ni les moyens pour en profiter autant que je le voudrai. Je me réjouis de voir de plus en plus de femmes se tourner vers l’informatique et les activités vidéo-ludiques mais, là aussi, les choses ne sont pas si simples.

Côté informatique

« Les femmes n’y connaissent rien à l’informatique ! » Moui, et les hommes ne savent pas changer une couche. Moi non plus d’ailleurs, n’ayant jamais eu à le faire.

Juste pour un petit rappel historique, le premier programmeur informatique était... Lady Ada Lovelace. Une femme donc. Désolée messieurs, mais non, vous n’avez pas la primeur sur ce coup là ! Jusqu’à récemment également, les femmes occupaient les postes de programmeurs informatiques, tout simplement parce que les hommes considéraient que cela s’apparentait à du travail de secrétariat. Une tâche ingrate, en somme. Jusqu’au jour où ils se sont rendus compte que programmer, ben c’est super cool en fait. Donc, au revoir mesdames, merci et à la revoyure, vous pouvez retourner à la cuisine (dont elles ne seront que rarement cheffe, rappelez-vous !).

Vous comprendrez donc que cela m’énerve et me gonfle légèrement lorsque je me rend à une install-party et que l’on me sort « vous vous y connaissez beaucoup en informatique, c’est rare pour une femme ! » ou d’autres clichés du même genre. Alors, oui, je suis une femme, oui, je m’y connais en informatique, mais non, ce n’est ni rare ni exceptionnel. Merci de ne pas nous prendre pour des enfants, incapables de faire deux pas sans tomber si vous nous lâchez la main.

Malheureusement, nous sommes dans une telle culture patriarcale que, même là, une part importante de femmes contribuant au développement de l’informatique sont passées sous silence. Vous voulez un exemple important d’une femme informaticienne qui a permis à l’humanité de faire de grandes avancées ? Margaret Hamilton, ancienne directrice du département génie logiciel du MIT. Elle a « juste » développé le système embarqué d’Apollo 11. Oui, une femme. Une « faible femme » a permis aux ingénieurs de la NASA de faire décoller une fusée de plusieurs tonnes. Si ce nom vous évoque quelque chose, c’est tout simplement parce que les journaux ont parlé d’elle en 2016, lors de sa remise de la Médaille présidentielle de la Liberté, une distinction états-unienne.

Quelques références :
- Ada Lovelace, mathématicienne (1815-1852) - Femmes savantes, femmes de sciences
- Les femmes dans l’informatique, section *La transmutation des maths en info...* - LinuxFr.org, 8 Mars 2014, par paralax
- Margaret Hamilton - Wikipédia

Côté jeux vidéos

Autant j’aime jouer aux jeux-vidéos, me laisser transporter dans l’histoire et détrousser mes proies après les avoir affronté avec plus ou moins de difficulté, me demander comment les différentes équipes s’y sont prises tout le long du processus de création, autant je connais peu ce milieu. Pourtant force m’a été de constater que les femmes y sont peu présentent, bien que cela soit de moins en moins vrai, elles commencent même à être connues pour certaines. Malheureusement, bien souvent, nous n’apprenons leur existence que lorsqu’elles sont menacées par des « fans » mécontents. Je veux bien sûr parler d’une « histoire de trolls » qui a eu lieu il y a quelques mois suite à une mise à jour du jeu Mass Effect Andromeda. Sous prétexte que les joueurs n’étaient pas satisfaits d’une mise à jour graphique, et qu’une femme de l’équipe a été citée, à tort, comme directrice artistique dans un journal spécialisé, il s’en est suivi une avalanche d’insultes et de menaces physiques. On parle tout de même de menaces de viol et de mort ! Trouvez-vous normal d’insulter une personne, inconnue, voire de menacer son intégrité physique, sous prétexte que vous remettez en question ses choix et ses décisions ? Moi non.

Un autre aspect du monde du jeu vidéo qui me fait également avoir des étoiles dans les yeux, ce sont les conventions et les personnes qui font du cosplay. Je suis déjà allée à une convention de ce type, sur Bordeaux, avec un ami. L’ambiance était bon enfant, et j’ai été agréablement surprise de ne pas croiser trop de « boobs », à savoir des femmes en cosplay qui montrent bien leur poitrine, et aussi bien souvent le reste. J’ignore si c’est toujours le cas, mais pour avoir vu des photos de cosplay féminins, c’est malheureusement encore le cas. Je pense que les plus à même d’en témoigner sont les femmes du milieu professionnel et plus ou moins connues du grand public. Je ne citerai que deux noms, pour la France : Mar_Lard (bon, ok, elle travaille en Italie actuellement) et Kayané.

En conclusion, ceux que les journalistes qualifient régulièrement de trolls, dans certains milieux et certaines mesures, sont des harceleurs. Ni plus, ni moins.

Quelques références :
- Mass Effect Andromeda a l’air de plaire aux trolls - Fredzone, 20 Mars 2017, par FRED
- Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier - Ça fait genre, 16 Mars 2013, par Mar_Lard
- Sexisme chez les gamers : les gameuses en parlent - Melty, 30 Août 2013, reportage

Le cercle amical et/ou familial

Parce que l’on ne choisit pas sa famille mais ses amis, il m’arrive de me prendre des réflexions que je juge déplacées, oppressantes, voire dirigistes et paternalistes, plus souvent de la part de ma famille que de mes amis. Célibataire endurcie, j’ai régulièrement droit à des réflexions sur le fait que je suis célibataire et que je n’ai pas d’enfant. Étrangement, ça semble être plus choquant d’être une femme seule sans enfant que d’être un homme dans la même situation. Ce genre de réflexion, teintée de bienveillance (non), saupoudré de « c’est parce qu’on t’aime et qu’on tient à toi que l’on t’embête avec ça ! », je l’ai régulièrement de la part de ma famille, plus rarement de la part de mes amies. Oui, amies avec un « e », j’ai constaté que, autant du côté familial c’est assez paritaire (ce qui est un exploit dans notre société patriarcale !), autant du côté amical ce sont plus souvent des femmes, de préférence en couple, avec ou sans enfant. Comme si l’accomplissement d’une femme, aussi moderne et indépendante soit-elle, ne peut se connaître qu’avec le bonheur d’être en couple, avec un homme de préférence, et avec une tribu d’enfants à élever et à gérer. Merci, mais non merci. Au moins les amies je peux les envoyer promener, ce qui n’est pas le cas avec la famille.

Premièrement, c’est ma vie privée et intime qui s’en retrouve jugée, épiée et analysée, deuxièmement, j’ai encore le droit de vivre ma vie comme je l’entends et d’en assumer mes choix. Deuxièmement, partir du principe que je suis forcément hétéro et intéressée par le fait d’avoir des enfants, c’est puant de patriarcat ! Qu’est-ce qui vous dit que je ne suis pas tout simplement homosexuelle et que, avec ce genre de climat, je n’ai juste pas le courage de faire mon coming-out ? Et bien il se trouve que je ne suis pas moi-même fixée sur ma sexualité, je me reconnais fortement dans la définition de l’asexualité. Ce coming-out, je l’ai fait sans m’en cacher auprès de certaines personnes. Les réflexions du genre « tu ne peux pas savoir si tu aimes ou non tant que tu n’as pas essayé ! », je les connais par cœur depuis bien avant que je ne fasse mon coming-out. Alors vos réflexions à l’emporte-pièce, vous serez bien gentils de vous les mettre où je pense ! De même que parmi vous certaines personnes savent qu’elles ne sont pas attirées par les personnes du même genre qu’elles, je sais que je ne suis pas forcément attirée par les rapports sexuels. Et ma libido va très bien, merci de vous soucier, encore une fois, de ma vie privée et intime. Il m’arrive, comme vous, de regarder du porno, d’avoir des attirances, mais ça ne va pas très loin en général et je m’en lasse vite.

Donc, foutez-la paix à vos filles, sœurs, nièces, cousines et amies avec leur vie intime et privée, contentez-vous de les apprécier telles qu’elles sont, elles ne s’en sentiront que mieux.

Quelques références :
- Le couple, cette norme qui culpabilise les célibataires - Le Monde, 25 Novembre 2014, par Marléne Durez
- La société pardonne mal le célibat à 40 ans- Le Figaro Madame, 26 Novembre 2016, par Assma Maad
- L’asexualité, qu’est-ce que c’est ? - Madmoizelle, 10 Mai 2015, par Brigitte Lebuysson
- Je suis asexuelle, et j’aimerais bien qu’on me foute la paix - Madmoizelle, 29 Octobre 2016, témoignage, par Une madmoiZelle

La société en général

Même dans notre société actuelle, le patriarcat est toujours omni-présent. On ne peut pas faire un pas dehors sans qu’il nous vienne en pleine figure. C’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes ? Chic, faisons une promotion sur les aspirateurs et les fers à repasser ! C’est la fête des mères ? Ressortons les fers à repasser et les aspirateurs ! C’est la fin de l’année ? Vite, élisons une jeune femme tout juste sortie de l’adolescence pour en faire une miss, on en profitera pour se rincer l’œil en toute impunité ! C’est la fashion week ? Vite, il faut exposer nos créations sur des femmes dénutries et poussées à l’anorexie pour porter notre nouvelle collection !

Où que j’aille, mes yeux sont agressés par des photos de femmes anorexiques, au visage éteint, et de préférence les cuisses bien écartées. Il n’y a vraiment rien qui vous choque là-dedans ? Moi si, et ça me met profondément mal à l’aise, à chaque fois.

Bien sûr, les hommes aussi subissent cette double culture de plein fouet. Un homme doit être viril, musclé, plein d’assurance, et avoir de préférence eu des coïts avec le plus de femmes que possible ! Autant tout ça est fortement valorisant pour les hommes, car encouragé par la société, autant une femme qui se comporte de la même façon (belle, mince et avec une activité sexuelle du même acabit) est une trainée. On valorise l’homme d’un côté pour mieux enfoncer la femme de l’autre. Et on apprend aux hommes, dès leur plus jeune âge, à se montrer entreprenant avec les femmes, et que non veut dire oui. Tandis qu’aux femmes, dès leur plus jeune âge, on leur apprend à se montrer discrète, à ne pas se défendre quand un garçon l’embête, mais plutôt à se méfier des hommes, et à ne pas sortir dans certains quartiers ni à partir d’une certaine heure. Nous sommes dans une société qui cultive à la fois le patriarcat et la culture du viol. Et bonus, les hommes ne représentent « que » 48% de l’humanité, soit 52% de femmes dans le monde. Amusant, n’est-il pas ?

Quelques références :
- La France reste un pays patriarcal - Le Nouvel Obs Temps Réel, 8 Mars 2005, entretien, propos recueillis par Chiara Penzo
- Les femmes et les homosexuels, victimes d’une société misogyne et patriarcale - BlastingNews, 22 Juin 2015, par Interrogations Contemporaines
- Je veux comprendre… la culture du viol - Madmoizelle, 13 Septembre 2012, par Clemence Bodoc
- La prostitution est le reflet de la société patriarcale - France TV Info, 12 Juin 2015, entretien, propos recueillis par Violaine Jaussent

Se déconstruire est essentiel

Si vous avez lu jusque-là, bravo à vous ! On va maintenant aborder un point moins négatif.

Que vous soyez un homme ou une femme, si vous êtes choqué par tout ce que je viens d’écire, il ne vous reste plus qu’à faire un long chemin de déconstruction. En quoi consiste la déconstruction ? Le premier point essentiel pour commencer est de prendre conscience, réellement, de tous les points que j’ai évoqué. Peut-être qu’après avoir lu tout ce pavé vous serez plus à même de constater, consciemment, l’existence de cette double culture patriarcale et du viol. C’est long, c’est difficile, mais on peut y arriver, et c’est une déconstruction que je fais chaque jour depuis plusieurs années. Je n’ai pas pris conscience tout de suite de ce qui ne me va pas dans notre société, ayant été moi-même formatée. Oui, un homme à le droit de pleurer et d’avoir des sentiments, tout comme une femme a le droit de diriger une entreprise et de se montrer impassible au désarroi d’autrui. Nous sommes avant tout comme nous sommes : humains. Et c’est bien pour cela que nous devons casser ce qui nous a été fourré dans la tête depuis tout petit. On a le droit d’être fort ou vulnérable, ce n’est aucunement de la faiblesse. On a le droit de demander de l’aide lorsqu’on est un homme et de la refuser lorsqu’on est une femme. Le sexe faible, c’est dans votre tête. Le sexe fort, c’est dans votre tête aussi. Et tous ces clichés nous ont été inculqués par la société patriarcale et la culture du viol. Il est temps que cela cesse ! Il est plus que temps que nous nous acceptions tels que nous sommes : homme, femme, cis ou trans-genre, hétérosexuel, homosexuel, pansexuel, handicapé… Il est plus que temps que la tolérance laisse sa place à l’acceptation de son prochain, pour qui il est vraiment. Et il est plus que temps que vous nous lâchiez les gonades et que vous laissiez-nous vivre nos vies ! Mais cette déconstruction générale n’est réellement possible que si tout le monde y met du sien et que personne n’a peur de mettre ses priviléges de côté !

Quelques références :
- - Messieurs, votre problème ça n’est pas le féminisme, mais le patriarcat ! - Le Ciel, le féminisme et ta mère, 29 Octobre 2014, par Le ciel, le féminisme et ta mère
- Essai graphique de déconstruction du genre - Slate, 16 Mai 2014, par Nabila Abbas & Antoine Tricot
- Déconstruire sa sexualité, un jour à la fois - Ton petit look, 26 Septembre 2016, par Salomé Landry
- Il faut déconstruire l’hétérosexisme - Libération, 23 Juin 2011, tribune, par Louis-Georges Tin, Président du comité Idaho et Carine Favier, Présidente du Planning familial
- Vivre avec un handicap - Nations Unies
- Petit manuel de savoir-vivre entre valides et handicapés (2) : 10 trucs pour favoriser la relation) - Ithaque Coaching, par Sylvaine Pascual.

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21 Messages

  • Salut, salut,

    Merci à toi Norore pour ce témoignage, pour ton courage.


  • Merci de ce témoignage !

    J’ai une réflexion (work in progress) sur la déconstruction, qui me vient de la militance sur le logiciel libre : en plus de la conscientisation de la culture et des enjeux, je crois qu’il est très efficace (pour un·e militant·e voulant accompagner/éduquer ses pairs) de déconstruire les mécanismes de défense de notre cerveau.

    Il a été démontré (études à base d’IRM) que notre cerveau, lorsqu’on lui présente des idées contraires à nos croyances profondes, réagit comme si on se trouvait face à un prédateur.

    Or avancer des constats comme "notre informatique est liberticide et non-sécurisée", tout comme "notre société et notre culture sont patriarcales, hétéronormatives, cis-centrées, validistes, rascistes, etc." attaquent directement nos croyances profondes (en nos libertés, sécurités, égalités).

    Je pense que ces mécanismes de défense sont ceux qui font dire des arguments à côté de la plaque type "je n’ai rien à cacher", ou "foutu pour foutu" (et, dans le témoignage que tu présentes, tout ce qui relève des white-cis-str8-male tears...)

    J’ignore, sincèrement, si cet outil/grille de lecture fonctionne vraiment avec les luttes que tu évoques dans ton article. Je l’ai par contre testé (en conf et rencontres, entre autres) dans les luttes sur les libertés numériques, et je trouve qu’il est redoutablement efficace.

    Voilà pour mes 2 cents, et encore merci à toi !


  • Bonjour,

    Je te rejoins entièrement concernant le fait que la femme est souvent placé comme inférieur à l’homme dans de nombreux domaines. Seulement cela ne vaut pas que pour les femmes ! Cela vaut aussi pour les informaticiens / geek qui sont traités comme des débiles autistes par une partie de la population. Tout ce qui définit l’Homme peut être qualifié de mauvais / ingrats / nuls / etc par une autre catégorie de la population, c’est ainsi.

    Je ne releverai pas tous les points tellement il y en a qui sont vraiment limite voir faux. Un exemple, "Deuxièmement, partir du principe que je suis forcément hétéro et intéressée par le fait d’avoir des enfants, c’est puant de patriarcat !

    Être hétéro dans notre société est la MAJORITE, c’est ce que la plupart des gens sont et c’est normal de penser à cela en premier lieu. Deuxièmement, il est un fait BIOLOGIQUE que les femmes souhaitent avoir des enfants. L’horloge biologique incitent véritablement les femmes à en avoir. Dés lors, quoi de plus normal que d’en parler. Je tempérerai cependant mes propos en disant que cela est assez intîme et que tu es tout à fait en droit de ne pas vouloir en parler et de refuser de répondre.

    Autre chose "Très peu de femmes ont la chance de devenir cheffe, pour la raison fallacieuse qu’elles n’ont pas les épaules pour gérer une brigade." Comment peux-tu le savoir ? Qui te dis qu’il n’y a pas d’autres raisons tels que la dureté du métier ? Le fait d’avoir des horaires de ouf qui ne vont pas avec une vie de famille (oui de nombreuses femmes sont mères et souhaitent rentrer tôt le soir). Il peut y avoir pleins de raisons qui font que ce n’est pas le cas, le résumé au sexe est, à mes yeux en tout cas, faux.

    Dernièrement, je t’invite véritablement à faire preuve d’ouverture d’esprit et d’indulgence envers les personnes qui te parlent. Je t’invite également à accepter qu’ils aient une vision différente de la tienne, qu’ils puissent ne pas savoir, ne pas mesurer la portée de leurs propos ou se tromper. Il est tout à fait possible que les propos que tu penses horriblement patriarcale voir diabolique sont peut-être juste une façon maladroite de vouloir discuter.

    Bonne journée à toi
    Mirabelle


  • Un constat triste est implacable. De mon point de vue d’homme. J’ai souvent était honteux de l’attitude de mes pères dans le rapport homme/femme ([stéréotype ON]un geek boutonneux en manque considère souvent une femme plus comme un moyen de se soulager que comme une personne[stéréotype OFF]). Bref.

    J’ai été membre du conseil d’administration de la fac de sciences ou j’était et chose amusant (je vais donné des chiffres de mémoire) en Info on avait moins de 10% de filles... en Info indus pareil. En chimie en revanche c’était dans les 60% et en bio dans les 70%... En math 50%... Je ne sais pas ce qu’ils sont devenue mais je pense que pour l’informatique quand on a connue que 8 filles dans sa scolarité universitaire. Et que au lycée en SI tu avait 2 filles dans ta classe. En effet, on doit se dire "hey ! une fille qui fait de l’informatique... c’est rare..." ce n’est pas un préjugé. C’est de l’expérience. Pour ce qui est des postes à responsabilité... et bien si tu tire 5 personnes au hasard dans un groupe composé a 90% de mec... tu as beaucoup de chance que la personne sélectionné soit un mec... ce qui expliquerait pourquoi les responsable sont des mec et que la chose ne changera pas tant qu’il n’y aura pas plus de femme dans la profession.

    Dans mon cas particulier, j’étais en info indus. On avait 6 filles très exactement sur 100 élèves. Dans les 6 filles, une se "démarqué" physiquement. très jolie dira-t-on. Son stage de fin de licence s’est fini par un dépôt de plainte pour harcèlement sexuel contre son tuteur de stage. Niveau scolaire à ce que j’ai pu voir on avait de tous des doués et d’autre non. Comme chez les hommes. Donc rien qui entrave une femme de réussir la formation.

    Comment expliquer, le fait que l’on est pas de femmes dans la formation. L’institut avait lancé une enquête... tenté de profiler celle qui était rentrer dans leur rang... J’ai même une amie qui a "profiter" de discrimination positive en doctorat... La pauvre a su qu’elle a été "préféré" a un homme parce quel servirait au labo de faire valoir... "nous on est pas sexiste on a une femmes en thèse on fait péter les stats..."... sauf que si on le dis a tous le monde qu’il y a eu discrimination positive... c’est qu’on est sexiste... autant dire que ça ne lui a pas plus et qu’elle aura douté de ses compétences jusqu’à ça soutenance et même peu être encore maintenant.

    On a même eu le droit a des débats de "sensibilisation" par ce que bon comme on est des "gars" on comprend pas tous bien vite... ou on a expliqué que les femmes devaient être comme des hommes etc... que l’on était pareil etc...

    En revanche, jamais on ne nous a dis que les hommes et les femmes sont différent mais indissociable. Ils sont dual. Les deux parties d’un ensemble. Qu’il faut savoir apprécier cette différence comme une force. Ce qui fait un homme ou une femme, c’est ça biologie et rien d’autre. Donc, il n’y a rien d’attribuable a un homme qui ne le soit pas a une femme. Sauf discrimination biologique ("Monsieur, ne sera jamais maman, enfin pour le moment"). Donc pourquoi ne pas respecter une femme pour ce quel est... un individu comme un autre.

    Je pense ne pas être trop sexiste. Mais je sais que j’ai surement des préjugés qui ne sont pas conscient. Une chose avec laquelle j’ai énormément de mal c’est de lié tous ce qui attrait à la sexualité avec le respect de l’individu. Dans notre société la femme est souvent placé comme objet pour satisfaire les envies. On est bombardé par cette vision en permanence. Du coup, comment satisfaire ses envies sans se dire que l’on va considérer l’autre comme l’objet utilisé pour se satisfaire... comment être sur qu’on ne domine pas... que l’on écrase pas l’autre. Ne pas se sentir coupable finalement d’être un homme. que de la même façon qu’être une femme ce n’est pas choisi. Que l’on est victime de la vision d’un petit nombre qui on une influence terrible.

    Je lisait sur Mastodon les posts d’une personne qui se déclare trans (un thème que je ne connais pas). Un jour elle parle d’une agression verbale. Dans cette agression, un homme c’est permis de lui dire bonjour parce qu’il a cru que c’était une femme. A la suite de quoi il c’est rendu compte que c’était un homme et la prié de l’excusé et lui a souhaité la bonne journée. Ce qui ma surpris ici c’est que si on est une homme et qu’on croise quelqu’un et qu’on a envie de l’abordé, on est un agresseur. Je suis pas un drageur, j’ai de très grosse lacune sur le sujet. Mais comment fait-on pour aborder quelqu’un qu’on ne connait pas et qui nous plait ? l’agression n’est elle pas fonction du comportement de la personne qui essuie le refus ? donc après le salut ?...

    Installé une guerre de tranché entre sex ne me semble pas une bonne idée. Je voie des sujets qui émerge sur internet et qui me font "peur". Le "man spreading" en est un par exemple. dans les transport en commun j’en ai déjà vu qui pratiqué. Personnellement, je "spread" un peu mais parce que j’aime pas m’écrasé les noix avec les cuisses... Et je n’ai pas l’impression que me faire mal ou que réajuster le "paquet" en face des gens pour croiser mes jambes un peu plus n’aiderai la cause féminine. J’ai juste l’impression de voir souvent le sexisme utilisé comme un bon vieux troll. la guerre des sexes fait vendre quitte a trouver dans tous des problèmes. Bien que je ne ni pas le sexisme latent de la société.

    Tien un petit contre exemple. Un ami infirmier qui a fait ses études dans une école d’ "infirmière" était considéré par ses enseignantes que comme une machine à lever des poids totalement incapable de faire autre chose puisque c’est un métier de femme... et qu’il est un homme. Chose amusante qu’il me raconté, c’est le peu de considération que les autres étudiante avait pour lui. tous le mépris qu’elle avait pour les hommes. Quel dépeigné comme des géniteurs (nécessaire si on veut un enfant). Ou comme un vibro chauffant sans pile. Des abrutis, chiant. A ce demander pourquoi elle perdait leur temps avec ses êtres primaires sur lequel elle crachait tous leur venin. Bref que du bon. Agressivité. Sexisme. Rabaisser le sexe opposer. Le considérer comme un objet. La déconsidération dans le métier. A croire que les hommes et les femmes ne sont pas si différent que ça quand ils sont entre eux.

    Pour finir, un peu d’humour, à la fête des pères, j’ai eu une scie circulaire... pour finir la déco de la cuisine... parce dans la cuisine c’est moi le chef... =)

    Après peu être devrait-on arrêter de se désigner en tant qu’homme ou femme mais plus génériquement en tant qu’Humain ? dire "mais je suis une femme" c’est choisir un groupe et affirmer son appartenance à ce groupe. Dire je suis un humain/individus. c’est se coller une étiquette générique qui ne représentera un groupe que le jour ou on rencontrera d’autre espèce intelligente non Humaine.


  • je me suis arrêté là :

    "Mais je suis une femme... De ce fait, je subis quotidiennement des attaques sur mon genre. Quel que soit le milieu que je fréquente ou l’activité que j’effectue. Souvent de façon inconsciente, du moins je l’espère."

    Ça me saoule cette propagande féministe.

    Si tu savais ce qu’on subit nous les mecs...


  • >Ça me saoule cette propagande féministe.
    Beau troll. Si c’est pensé, c’est dommage. Et ce n’est pas de la propagande mais de la sensibilisation

    >Si tu savais ce qu’on subit nous les mecs...
    Heureusement que tu es là pour nous rappeler que "tous les hommes ne sont pas comme ça", je ne le savais pas. Merci :)


  • Cet article doit être intéressant dans son ensemble, mais je ne cache pas que j’ai eu beaucoup de mal à continuer ma lecture suite au paragraphe sur l’informatique. Je vais donc laisser mon avis d’homme, vu qu’il faut se tenir aux conventions des sexes, sur ce que j’ai pu lire au début de l’article.

    Pour faire un petit point, je suis ingénieur en informatique dans une boite liée aux sciences (vous m’excuserez de ne pas en dire plus, mais cela me semble suffisant pour aplanir le terrain).

    Ce que je peux constater, dans mon entreprise, c’est que les femmes ne sont effectivement pas solidaires, mais je le vois sous un autre angle, car pour moi ce n’est pas en lien avec l’ambition d’obtenir un poste d’homme, mais juste en lien avec l’ambition tout court. Pour tous les genres, l’ambition ne fait pas de distinction, la solidarité se perd au profit du carriérisme et comme je l’ai dit les hommes et les femmes se comportent de la même façon.
    Maintenant, en ce qui concerne les postes, mon avis reste relativement tranché. Jusqu’à maintenant, dans toutes les entreprises dans lesquelles j’ai pu travailler, les femmes pouvaient obtenir les mêmes postes que les hommes, sans grande différence. Cependant, dans bien des cas, les hommes ressortent de la sélection, mais non pas parce qu’ils sont des hommes, mais bien parce que la personne qui a par exemple été choisie pour un poste de directeur de BU a prouvé ses compétences. Pour moi et je dis vraiment pour moi, les femmes crient de plus en plus au sexisme lorsqu’elles n’obtiennent pas ce qu’elles souhaitent lorsqu’elles sont en concurrence avec un homme. Alors effectivement, c’est triste, mais il y a bien des cas de sexismes, sauf que c’est bien plus faible que ce que l’on veut bien nous faire croire, en tout cas pour moi face à ce que j’ai pu voir.

    Enfin, concernant l’informatique, lorsque je suivais mes études, je me souviens très bien que mon école faisait tout son possible pour attirer les femmes vers notre filière. Cela passait par des événements pour présenter nos formations, les intérêts des métiers accessibles ou encore l’importance de la femme dans cette branche, mais malheureusement, les efforts ne payaient pas. Alors pour moi ce n’est pas du sexisme de dire que c’est rare qu’une femme ait des connaissances en informatique, mais simplement un fait. Avec le temps, nous pouvons espérer que les femmes s’intéressent plus à ces filières, mais il faut le temps. Juste pour exemple, dans notre équipe de 12 personnes, il n’y a qu’une seule femme. Pourtant nous recherchons des femmes, presque pour dire que nous mettons en avant les femmes par rapport aux hommes, mais malheureusement, là aussi, il y a dans bien des cas des manques de compétences.

    Tout ce que je souhaite dire, au final, c’est qu’il ne faut pas toujours crier au loup. Les femmes ont leur place, autant que les hommes, elles se confrontent juste aux mêmes problèmes que nous maintenant pour trouver des postes, etc...

    Il serait juste triste que la tendance "féministe" dérive car comme je l’ai dit, à force de crier au loup, nous savons tous comment l’histoire s’est terminée.


  • Intéressant surtout la partie sur la déconsidération par le genre opposé qui s’applique quand on fait ce qui n’est pas censé être de notre genre.
    Et effectivement oui la guerre des sexes fait vendre, c’est une réflexion très pertinente.
    Concernant la déconstruction elle est certes difficile mais elle l’est plus ou moins en fonction de la façon dont on a été éduqué.

    Par contre il y a beaucoup trop de coquilles et ça nuit au sens. Et non je ne déconsidère pas une femme en disant cela. :D Je suis juste un grammar nazi qui reprend régulièrement hommes et femmes sur l’orthographe.


  • A la personne qui parle de ces besoins biologiques de ta condition d’homme, j’ai modéré le commentaire : Suppression direct. Je n’accepterai pas ce genre de propos ici. Merci.

    Pour les autres, je réagirai au débat / questionnement dès que j’ai un peu de temps. Vos apports et commentaires sont argumentés, donc ça me va, même si je ne suis pas forcément en accord avec toutes les opinions exprimées, qui viennent de fait me conforter dans mon choix de publier ce billet ;) En résumé : Trop d’hommes ne voit encore qu’une femme qui fait sa féministe alors que c’est tout le contraire.


  • Hello,
    Je ne jugerai pas sur le fond, j’ai probablement de la "déconstruction" à faire, mais plutôt sur la forme : si je comprends les sentiments de révolte et parfois de rage qui peuvent monter quand on est témoin ou victime d’injustices, qui plus est sur la durée, je pense aussi que le texte proposé est trop agressif pour porter son sens.
    En procédant ainsi, le lecteur est automatiquement placé comme oppresseur ou comme dans l’erreur, ce qui est à la fois condescendant et prompt à susciter l’opposition.
    Je m’avance sans doute, mais je pense que c’est principalement cela qui provoque des réactions du genre "propagande féministe"...
    Je conçois que l’idée de "bousculer les consciences" soit pertinente, mais à mon sens il doit être possible de le faire sans confrontation - je n’ai pas la prétention d’avoir la méthode, juste de trouver celle-ci inadaptée


  • D’abord merci pour ce témoignage. Il est certes un peu long mais on sent qu’il est écrit avec beaucoup de soin pour être clair et bienveillant.

    En tant qu’homme (blanc et hétéro de surcroit), je pense que la meilleur manière d’appréhender ce genre de témoignage est de faire preuve d’empathie et surtout d’humilité. Déjà parce que donner son avis sur des situations auxquelles on est à priori pas confrontés, c’est un peu biaisé il me semble. A moins d’être omniscient...

    Et puis, pourquoi vouloir absolument donner son avis lorsqu’on nous fait part d’un ressenti ? On a pas à apporter de jugement sur la légitimité des sentiments d’une personne. Il faut donc accepter que les situations puissent être vécues différemment de ce qu’on s’imagine par notre regard extérieur. C’est pas toujours évident, je le concède.

    Enfin (en réponse à un commentaire plus haut), personne ne prétend que les hommes n’ont pas de problème qui leur sont propres. Seulement ce n’est pas le sujet ici. Allez écrire votre propre témoignage si vous en ressentez le besoin, ce sera plus utile, et plus réglo que de s’en servir pour minimiser le témoignage ici.

    Voilà, finalement peut-être que si on faisait preuve de plus de bienveillance, ce serait plus simple pour les femmes de se confier sur ce qui les blessent au quotidien et pour les hommes d’agir en conséquence ;)


  • "Où que j’aille, mes yeux sont agressés par des photos de femmes anorexiques, au visage éteint, et de préférence les cuisses bien écartées. Il n’y a vraiment rien qui vous choque là-dedans ?"

    Moi ce qui me choque là-dedans c’est qu’il y a des femmes qui acceptent de se dégrader à ce point. Quelle en est la raison ? Sont-elles forcées de le faire ?

    "En quoi consiste la déconstruction ? Le premier point essentiel pour commencer est de prendre conscience,"

    ...et d’arrêter d’alimenter ce mythe de la femme objet.

    Un parfait exemple de femme objet dans les emmissions de tv shopping : un mec qui présente un produit et une femme objet décérébrée qui s’extasie devant la moindre efficacité du produit.

    Il y a qu’une chose qui peut arrêter ça : les femmes elles-mêmes.

    Mais bizarrement il y a une force invisible qui vous incitent à manger un yaourt en suçant bizarrement la cuillère.

    Tant que ce mystère n’est pas résolue, aucune chance que cette situation ne s’arrange, et si vous avez compris le fond du message, cela ne peut qu’aller en s’empirant...

    Ce n’est pas faute d’essayer.


  • Bah c’est pas seulement un ressenti mais aussi une analyse politique… L’expression personnelle de ses émotions c’est important pour se défouler et aller mieux, leur publication en ligne c’est important pour la réflexion et le progrès. Du coup du raisonnement critique me semble plus pertinent que de la simple empathie : éteindre son cerveau et compatir ne me semble pas le comportement le plus utile et approprié (surtout qu’ya des revendications dans ce texte, donc ya un changement et une utilité recherchées, au delà du ressenti)…

    Pour le reste ça reste surtout intéressant en tant que témoignage d’une personne concernée qui a pris l’initiative de s’exprimer depuis un nouveau lieu/contexte et donc envers un nouveau public (et comme le remarque justement Genma, les réactions négatives sont témoins du potentiel et de l’utilité de cette initiative).

    Par la suite un débat argumenté et contradictoire (à condition évidemment d’être équilibré et de le suivre en se rappelant depuis quel statut chacun·e s’exprime) c’est aussi ce qui permet et incite à apporter de nouveaux arguments : raisonnements, vécus, expériences et objectifs, qui pourront participer à enrichir l’analyse de départ et si possible la rendre plus pertinente, générale et convaincante (ou pas, tout dépend de quel coté on se situe).

    Moi n’étant pas concerné, je trouve davantage ça intéressant par convergence des luttes — de façon indirecte et par intérêt matériel indirect — que par empathie : en plus j’en vois rarement des articles qui font le lien entre marginalisation sociale, culture geek et autisme, même si l’autisme n’y est traité qu’en tant qu’insulte et essentialisation, et qu’on parle pas des geeks vraiment autistes :P
    Mais chacun·e parle de son vécu bien sûr donc c’est normal (puis on pourrait rappeler les liens entre (non)autisme et (non) empathie (qui est inversement changeant en fonction des cas) et remarquer que tout rapporter à l’empathie est (parfois) aussi une dépolitisation des échanges (en tout cas quand c’est généralisé et en public))


  • Ca y est j’ai réussi à lire cet article.

    Merci à Nonore et à Genma pour cet article (et pour le blog en général pour Genma)

    Je l’avoue j’ai eu un peu de mal lire cet article (je m’y suis repris à deux fois), pourquoi ? Car comme Minami-o (Commentaire 10), j’ai un problème avec le ton de ce témoignage. Et rejoint cette personne en tout point quant aux arguments et justifications.

    Le passage qui m’a le plus choqué est quand Nonore par de Margaret Hamilton comme « Une « faible femme » a permis aux ingénieurs de la NASA de faire décoller une fusée de plusieurs tonnes. »
    Je me doute que cela doit être du sarcasme, mais comprenez bien que à mon humble avis, une personne qui n’est pas en accord avec vous ne le détectera pas.
    Et en parlant des femmes au sein de la NASA, il faudrait que je fasse plus ample recherche mais vous confondez pas Margaret Hamilton et Katherine Johnson par hasard ? (je ne connaissais pas ces deux personne avent le film « les figures de l’ombre » et votre commentaire)

    Et pour revenir a certain arguments cités dans l’article ou dans les commentaires :
    - la femme est faite pour faire des enfants : heu oui mais jusqu’à preuve du contraire l’homme aussi… sinon il aurait qu’une bite et pas de couilles …
    - le fait que l’on voit surtout de « belles » (notez les guillemets, les gouts, couleurs, tout ça tout ça ...) dans les pubs : là encore oui vous avez raison, mais il est de même pour les pubs avec des femmes. Une pub qui me vient de suite à l’esprit est celle pour parfum invictus de Paco Rabanne mais et là je vais dans je vais dans votre sens, généralement il y a toujours une arrière pensé du style « l’homme est « beau » et donc attire donc plus les femmes » ou « c’est pour attirer les femmes »(voir les pubs axe).

    Et une autre remarque me vient à l’esprit, je viens de voir un article (enfin article, un poste diront nous) qui traitait nombreuses des réactions de femmes sur Twiter (certe on ne peut savoir si se sont bien toutes des femme ) quant à ce policier au t-shirt mouillé de Jacksonville. Et un autre plus ancien qui traitait de « cette policière allemande qui fait tourner la tête des internautes » … Certes je ne pense pas que le policier ai eu des remarques du style « vasy j’te le baise ken il lveu » mais les réactions tournant autour du physique d’une « belle » personne existe pour les femmes et hommes. Je ne dis pas que vous en avez pas consience mais si l’on veut étayer une

    Pour finir je tiens à dire que je suis majoritairement d’accord sur le fond de fond des propos de l’article, mais j’espere que Nonore, n’en ai pas a considéré tous les hommes comme des violeurs et pervers. Si c’est le cas elle deviendrait dans un sens la même sorte d’être humain que ceux qu’elle combat. (Stygmatisme, rangement dans des cases)

    La fin (que celle-ci ?) est mal écrite, je m’en rends compte.

    Voilà, si après avoir lu ce commentaire vous me considérez comme une de ces personnes que vous combattez : 1) je le déplore 2) j’aimerais bien savoir pourquoi.

    ps : je sens que cet article ne va pas faire du bruit que sur ce blog. C’est rarement le cas dans pour ce genre de sujet et c’est peut être bien là le problème : dès que l’on l’aborde, la majorité des gens ne se sent pas concerné ou se hisse sur ces grands chevaux.


  • Il y a pas mal de choses qui me posent problème dans ce témoignage en termes d’arguments, je ne vais parler que des choses que je trouve problématique, il y a certaines choses avec lesquelles je suis d’accord et que je n’aborderai pas :

    "De ce fait, je subis quotidiennement des attaques sur mon genre. Quel que soit le milieu que je fréquente ou l’activité que j’effectue. Souvent de façon inconsciente, du moins je l’espère."

    Alors des attaques effectuées de façon inconsciente, est-ce qu’on peut considérer ça des attaques ? Bref, je suppose qu’on parle ici de choses perçues comme déplaisantes qui ne sont pas nécessairement faites avec l’intention d’être déplaisantes, mais ce terme "attaque" est mal choisi je pense.

    "Le milieu professionnel, quel qu’il soit, peut vite devenir anxiogène pour une femme."

    C’est le cas pour les hommes aussi, pour tout le monde en fait, c’est une des propriétés du monde du travail. Est-ce que c’est plus anxiogène pour une femme que pour un homme ? C’est quelque chose qui peut se discuter, mais il y a des arguments des deux côtés.

    "Les femmes entre elles ne sont pas forcément solidaires non plus."

    Idem chez les hommes, parce que attendre des gens d’être nécessairement solidaires basés sur un genre en commun, c’est ridicule. Alors certes, partager des critères physiques équivalents peut jouer un rôle dans la solidarité, mais c’est bien loin d’être une garantie, et c’est bien loin d’être le seul facteur.

    "Tout bonnement pour pouvoir un jour briguer un poste « d’homme »."

    Allons bon, si des femmes ne sont pas solidaires d’autres femmes, c’est nécessairement parce qu’elles veulent imiter les hommes ou avoir leur approbation ?
    Si des femmes ne sont pas solidaires d’autres femmes c’est peut-être parce qu’elles n’ont pas d’affinités par rapport à ces autres femmes, qu’elles ne partagent pas leur opinion, qu’elles n’approuvent pas leur coupe de cheveu ou que sais-je ? Tout ne se résume pas à une guerre des sexes.

    "Regardez dans les formations qui sont proposées : on parle toujours d’écoles d’infirmières ou de sage-femme. Or il y a des hommes infirmiers et des hommes sage-femme. Alors certes, le métier de « sage-femme » a longtemps été exercé par des femmes, mais ce n’est plus le cas depuis 1982, où la profession s’est ouverte aux hommes. Si vous êtes une femme et que vous êtes enceinte, vous pourriez donc très bien être suivie par un homme."

    Effectivement, cela montre que la société peut créer des à priori sur tout type de profession et ce indépendamment du fait que ce soit des hommes ou des femmes qui exercent en majorité dans ces milieux.

    "Lorsque vous allez au restaurant, si vous pouvez les voir, regardez les cuisines. Essayez de vous rappeler la dernière fois que vous avez vu une femme avec une toque de chef. Très peu de femmes ont la chance de devenir cheffe, pour la raison fallacieuse qu’elles n’ont pas les épaules pour gérer une brigade."

    C’est en effet un argument fallacieux si il est basé sur le genre de la personne. Le problème c’est que ce n’est pas nécessairement le cas. Il est aussi possible qu’on estime que quelqu’un n’ait pas les compétences pour exercer une certaine position, et ce indépendamment de son genre. Est-ce qu’il y a du sexisme dans le milieu de la restauration ? Très certainement (comme un peu partout), mais ce n’est pas parce qu’une femme n’obtient pas un poste et qu’ont lui dit (par exemple) qu’on ne la pense pas capable de gérer une équipe, que ça veut dire qu’on lui dit ça parce qu’elle est une femme, ce sont deux choses séparées. C’est sûr que si ce n’est jamais une raison invoquée lorsqu’on refuse le même poste aux hommes, alors il est probable que ce soit du sexisme, mais si des hommes sont aussi rejetés pour cette même raison, le sexisme n’est pas établi (en tout cas pas sur ce critère).

    "« Les femmes n’y connaissent rien à l’informatique ! » Moui, et les hommes ne savent pas changer une couche. Moi non plus d’ailleurs, n’ayant jamais eu à le faire."

    Répondre à une fausse généralisation par une autre, ça n’aide pas vraiment un argumentaire.

    "Juste pour un petit rappel historique, le premier programmeur informatique était... Lady Ada Lovelace. Une femme donc. Désolée messieurs, mais non, vous n’avez pas la primeur sur ce coup là !"

    En quoi c’est pertinent ? Les femmes n’ont pas besoin que l’inventeur d’une discipline soit une femme pour justifier de leur compétence dans ce domaine, c’est un argument qui n’a pas de sens (si c’est considéré comme un argument).
    Et ce ton qui se veut narguant est ridicule, ça fait cour de récré "haha c’est quelqu’un de mon genre qui a été la pionnière de l’informatique, et pas toi tralala". D’ailleurs ça ramène cette idée fausse souvent sous-entendue, qu’un domaine aurait été "inventé" ou "découvert" par une seule et unique personne, alors que dans la quasi-totalité des cas il s’agit de l’effort concerté de plusieurs personnes, et qu’aucun domaine ne serait ce qu’il est sans l’effort de milliers voir centaines de milliers de personnes à travers l’histoire.

    "que l’on me sort « vous vous y connaissez beaucoup en informatique, c’est rare pour une femme ! » ou d’autres clichés du même genre."

    Statistiquement le monde de l’informatique est majoritairement composé d’hommes. Étant donné que la population totale est presque égale en termes d’hommes et de femmes, il en suit que statistiquement, il est plus probable pour un homme de s’y connaître en informatique que pour une femme. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la plupart des gens estiment qu’il soit rare pour une femme de s’y connaître en informatique.
    La phrase "c’est rare pour une femme de s’y connaître en informatique" ne veut pas dire, ou ne sous-entend pas nécessairement "c’est rare pour une femme d’être capable de s’y connaître en informatique". Il peut être utile de demander à la personne ce qu’elle veut dire plutôt que de voir rouge directement pour une phrase qui est non-seulement factuellement correcte mais en plus justifiée en terme de croyance car corrélée par l’environnement de la plupart des gens. Peut-être que le raisonnement de la personne derrière cette phrase est sexiste, et dans ce cas il faudrait discuter avec la personne pour déterminer cela et dénoncer le raisonnement, mais la phrase elle-même, dans notre société actuelle est simplement descriptive.
    Si l’objection est sur le terme "rare", il faudrait alors discuter de ce terme avec la personne afin d’établir ce que "rare" signifie pour toi et pour l’autre.
    En tous les cas, passer directement à l’énervement juste pour la phrase elle-même n’est pas productif et ne va certainement pas convaincre ou aider l’interlocuteur.

    "Malheureusement, bien souvent, nous n’apprenons leur existence que lorsqu’elles sont menacées par des « fans » mécontents."

    Ça, je pense que c’est lié au fait que justement tu ne connaisses pas beaucoup le milieu et que par conséquent tu ne t’y intéresses pas beaucoup, mais je pense que quelqu’un qui suit un peu les profils des personnalités qui travaillent dans le jeu vidéo connaîtrait les femmes programmeuses pour leur travail avant de les connaître pour les affaires médiatiques auxquels elles sont (éventuellement) liées.
    Lorsqu’on a pas de sources d’informations internes à un milieu, par effet médiatique (qui donne en priorité le drame et le sensationnel), on est souvent exposé à des sources externes qui sont souvent des trucs choquants, comme par exemple le cyber-bullying.

    "On parle tout de même de menaces de viol et de mort ! Trouvez-vous normal d’insulter une personne, inconnue, voire de menacer son intégrité physique, sous prétexte que vous remettez en question ses choix et ses décisions ? Moi non."

    Moi non plus, mais ce n’est pas limité aux femmes. D’innombrables personnalités, hommes comme femmes, sont la cible de ce genre de menaces/insultes, au moins sur le net.

    "L’ambiance était bon enfant, et j’ai été agréablement surprise de ne pas croiser trop de « boobs », à savoir des femmes en cosplay qui montrent bien leur poitrine, et aussi bien souvent le reste."

    En quoi est-ce un problème d’exposer une partie de sa poitrine ou autres parties de son corps ? Si on commence là on va aussi interdire tout type de décolletés et autres jupes. D’autant que si c’est du cosplay, c’est en général justifié par la reproduction du personnage (l’hypersexualisation des personnages de JV est un autre débat).

    "Au moins les amies je peux les envoyer promener, ce qui n’est pas le cas avec la famille."

    Ben si, tu peux. C’est pas parce que c’est ta famille qu’ils ont un passe-droit pour te dire des choses dont tu leur as déjà fait remarqué qu’elles te déplaisaient.

    "Deuxièmement, partir du principe que je suis forcément hétéro et intéressée par le fait d’avoir des enfants, c’est puant de patriarcat !"

    Non, c’est une déduction basée sur le réel. La majorité des gens sont hétéros, la majorité des gens veulent des enfants (d’ailleurs même les non-hétéros veulent des enfants, l’un n’empêche pas l’autre). Du coup c’est normal pour la plupart des gens de s’attendre à ce que tu sois hétéro ou que tu veuilles des enfants. Après si tu leur a déjà dit que tu ne voulais pas en parler ou que c’était quelque chose que tu choisirais de faire à ton propre rythme, etc... C’est autre chose, ça veut dire que ces gens ne tiennent pas compte de comment tu souhaites interagir avec eux, et il faudrait les mettre face à ce fait.

    "Alors vos réflexions l’emporte-pièce, vous serez bien gentils de vous les mettre où je pense !"

    Là on tombe un peu dans le règlement de comptes, ce serait plus utile de dire ça à des gens qui t’ont vraiment dit ces choses. Bref.

    "Donc, foutez-la paix à vos filles, sœurs, nièces, cousines et amies avec leur vie intime et privée, contentez-vous de les apprécier telles qu’elles sont, elles ne s’en sentiront que mieux."

    Ça vaut pour tout le monde, pas que pour les filles, sœurs, nièces, cousines, amies.

    "Où que j’aille, mes yeux sont agressés par des photos de femmes anorexiques, au visage éteint, et de préférence les cuisses bien écartées. Il n’y a vraiment rien qui vous choque là-dedans ? Moi si, et ça me met profondément mal à l’aise, à chaque fois."

    Si c’est au paysage publicitaire auquel tu fais allusion, je ne fais aucune distinction, ça reste de la pollution d’espace public que ce soit des femmes ou des hommes qui sont utilisés, sexualisés ou non.

    "Que vous soyez un homme ou une femme, si vous êtes choqué par tout ce que je viens d’écire, il ne vous reste plus qu’à faire un long chemin de déconstruction. "

    Non, on peut être choqué par certaines choses décrites mais ne pas en venir aux mêmes conclusions que toi, ou ne pas estimer qu’une "déconstruction" est nécessaire pour réévaluer notre position sur quelque chose. Dire à un lecteur ce qu’il doit faire est, en règle général, peu utile pour convaincre, et ça peut même avoir l’effet opposé.

    "Et il est plus que temps que vous nous lâchiez les gonades et que vous laissiez-nous vivre nos vies !"

    A qui t’adresses-tu ? Ce genre d’interpellation dessert ton propos si ton but est de convaincre. Personne en train de te lire essaye de t’empêcher de vivre ta vie ou la vie de qui que ce soit, personne ne va s’identifier à cette interpellation, et certaines personnes pourraient même l’interpréter comme une accusation.

    En règle général cet article me donne l’impression de rester sur une idée très clivante de guerre des sexes, qui selon moi n’est pas très productive pour contribuer à une société plus égalitaire. Le ton très émotionnel diminue aussi l’efficacité du message selon moi.
    Ceci dit, l’article est bien structuré et a le mérite de donner des sources qui peuvent être intéressantes à consulter.

    Bonne continuation.


  • Dommage que l’article laisse peu à peu l’émotion dominer pour devenir un coup de gueule.
    La majorité des lecteurs de ce blog sont probablement d’accord avec les constats qui sont faits (j’en suis) et pourtant se sentent agressés par certains arguments ou raccourcis comme si ne pas faire partie d’une minorité oppressée était déjà un crime. Ce n’est pas parce qu’on est en couple avec enfants que l’on impose cela à tout le monde et que l’on ne respecte pas le choix des autres.
    Merci aux nombreux commentaires respectueux qui argumentent sur tous ces points sans attaquer l’auteure.
    On sens vraiment une oppression qui mélange le cumul de différentes appartenances pas forcément liées mais toujours en marge. Je souhaite que ce coup de gueule ait soulagé et que les retours aient fait comprendre que d’autres sont d’accords mais que l’attaque n’est pas forcément la meilleure solution. Arrêter de penser que l’autre est un ennemi permet déjà d’avoir plus d’amis.


  • Excellent article !
    Je suis un homme et je partage la plus part de ses rélfexions, la plus part car je suis encore formaté par la société. Si je partage tout, je trouve aussi évident les idées contraires ....
    Donc, travail de déconstruction en cours ....

    Faut tenir, l’humanité n’est pas si pourri que ça .... Oh Wait, les résultats des élections en France ....


  • Le début de ton texte m’a fait penser à au livre "Mes étoiles noires. De Lucy à Barack Obama" de Lilian Thuram. On y apprend que le "premier homme" a longtemps été une "femme noire".


  • À lire certains commentaires ici, on se rend compte qu’il y a une grosse méconnaissance des effets inconscients.

    Il y a beaucoup de tests qui montrent que des comportements différents en fonction du sexe sont courant et sont totalement inconscients. Lorsqu’on les mesure, les premiers surpris sont ceux qui ont participé à l’expérience et qui auraient juré qu’ils ont traité tout le monde de manière identique.
    Ce genre d’expériences, c’est par exemple le taux d’interruption de parole tel qu’étudié par Zimmerman et West, ou l’effet pygmalion tel qu’étudié dans cette étude israélienne qui montre que les enseignants donnent inconsciemment de meilleurs points aux garçons en math, ou, dans un autre registre, cette fameuse vidéo en caméra caché où un individu coupe un cadenas de vélo dans un parc et où la réaction des passants est différente quand c’est fait par un noir ou un blanc (l’élément intéressant de cette expérience c’est lorsque, après avoir vu les deux tests, on a tendance à se dire que c’est mal conçu car la personne noire avait des vêtements et des gestes plus suspects, sauf que la vidéo continue en montrant que les habits et les gestes étaient en fait identiques : c’est une bonne manière d’illustrer à quel point on a tous tendance à essayer de justifier qu’il est impossible d’avoir été non-objectif).

    Dans tout ces tests, ce qui en ressort, c’est que la personne qui ensuite s’est révélée être biaisée était vraiment totalement convaincue de sa bonne foi et de son objectivité.
    J’irais même plus loin : à moins d’activement en être conscient pour les éviter, on fait tous ce genre de jugement biaisé, tout le temps. Si vous n’avez jamais remarqué cela chez vous, c’est que vous n’êtes pas conscient de ces biais. Et il est donc dangereux de croire l’avis de quelqu’un qui estime que "c’est pareil pour les hommes" ou que "ça s’explique aussi par ..." alors qu’il n’a pas pris la mesure des faits réels.


  • Alors ok pour les écoles d’infirmières, autant pour sage-femme, ce n’est pas parce que c’est une femme qui pratique, mais c’est le·la sachant·e sur la femme, notamment sur l’accouchement.
    Donc faudrait dire sage-homme quand les hommes pourront accoucher.


  • Merci pour cet article !

    J’ai été ennuyée par certains commentaires comme #4, #7 et #15 (et ça m’a fait penser aux réactions de la BD d’Emma sur la charge mentale) où ces hommes (je suppose) ne réalisent pas qu’ils sont privilégiés par rapport aux femmes.

    D’un côté je trouve intéressant que les personnes partagent leurs points de vue, et d’un autre j’ai le sentiment qu’elles n’acceptent pas le ressenti de Nonore (et donc le mien). C’est ennuyeux parce que ce "rejet"/mansplaining contribue à ce que les femmes n’osent pas s’exprimer.


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Le 22 juin 2017